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  <title>payscathare</title>
  <description><![CDATA[Le blog des châteaux, abbayes et musées]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2012-05-21T23:42:40+02:00</dc:date>
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   <title>Les sites à Bruxelles</title>
   <pubDate>Thu, 09 Feb 2012 13:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Marie Pedemonte</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[La vie de l'Association]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'association des sites du Pays Cathare était présente du 2 au 6 février au salon des vacances de Bruxelles. Malgré un temps très défavorable, nous sommes allés à la rencontre des belges toujours aussi passionnés par le Pays Cathare.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.payscathare-blog.org/photo/art/default/3807829-5701283.jpg" alt="Les sites à Bruxelles" title="Les sites à Bruxelles" />
     </div>
     <div>
      Cette année, le salon des vacances de Bruxelles ne s'est pas déroulé dans les meilleures conditions puisque le froid à décourager de nombreux visiteurs. La journée du samedi a même était fortement compromise par la neige qui a paralisé toute la ville. Nous avons toutefois accueilli les courageux visiteurs sur un grand stand régional. Le département était largement représenté avec le Comité départemental du tourisme, l'agglomération de Narbonne, le haut minervois, les gîtes de France et l'association des sites. Le public belge est fidèle à notre destination et en apprécie tous les intérêts. Les demandes les plus fréquentes concernaient bien sûr les châteaux mais aussi le canal du midi, la randonnée et le VTT. Pour ceux qui ne viennent pas en camping car, les hébergements choisis sont souvent des gîtes. Encore une fois, nous avons été très bien reçus par nos voisins qui seront nombreux dans notre département cette saison.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>The France Show 2012 à Londres</title>
   <pubDate>Wed, 18 Jan 2012 11:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Marie Pedemonte</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[La vie de l'Association]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En ce début d'année, nous sommes allés à la rencontre de nos voisins anglais au cours de l'opération The France Show 2012 à Londres.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.payscathare-blog.org/photo/art/default/3675715-5398472.jpg" alt="The France Show 2012 à Londres" title="The France Show 2012 à Londres" />
     </div>
     <div>
      Sous un soleil londonien fort appréciable, l'association des sites du Pays Cathare a été présenter nos richesses patrimoniales lors du France Show 2012 (13 au 15 janvier). Il s'agit d'une opération spécialement conçu pour les anglais amoureux de la France. Gastronomie, patrimoine, paysage, nature, musique...durant ce week-end très spécial, ils étaient nombreux à vouloir tout découvrir de notre pays. Le Pays Cathare est une destination bien connue à Londres. Que ce soit l'histoire du catharisme, la beauté de nos paysage ou la qualité de nos vins, les anglais se sont montrés très intéressés et connaisseurs. Les habitués ont préparé leur séjour en voiture, la durée du trajet n'est pas un problème pour eux tant qu'ils peuvent circuler librement et ramener quelques souvenirs. Pour les nouveaux visiteurs, les aéroports de Carcassonne, Beziers et Toulouse qui ont des lignes directes avec Londres ont permis d'envisager tous les parcours de visites.       <br />
       L'association des sites du Pays Cathare partageait son stand avec la communauté d'agglomération du Grand Narbonne, et le Comité Départemental du Tourisme de l'Aude. La maison du Languedoc à Londres est venue sur le stand pour proposer des dégustation de nos meilleurs vins. Enfin, les Cuisiniers Cavistes de Narbonne ont eu l'opportunité de faire des démonstrations de cuisine sur une scène spéciale et filmée. Chaque démonstration a été l'occasion pour les anglais de découvrir nos produits et notre gastronomie grace à ces excellents ambassadeurs.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.payscathare-blog.org/photo/art/default/3675715-5398628.jpg" alt="The France Show 2012 à Londres" title="The France Show 2012 à Londres" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.payscathare-blog.org/photo/art/imagette/3675715-5398472.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>La maison Déodat Roché à Arques</title>
   <pubDate>Thu, 15 Dec 2011 15:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Marie Pedemonte</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Dossiers]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au cœur du village se trouve la maison natale de Déodat Roché (1877-1978), historien du catharisme qui abrite aujourd’hui une exposition permanente dédiée au catharisme.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.payscathare-blog.org/photo/art/default/3551482-5118010.jpg" alt="La maison Déodat Roché à Arques" title="La maison Déodat Roché à Arques" />
     </div>
     <div>
      En mémoire de l’enfant du village, cette exposition permanente dédiée au catharisme propose au visiteur 4 approches de cette religion, au-delà de l’aspect religieux.       <br />
              <br />
       <b>Approche historique</b>       <br />
       De la calomnie à l’Histoire « Nous ne savons rien de l’hérésie sinon par ceux qui l’ont pourchassée et vaincue. »G. Duby       <br />
       Qui sont les cathares ? Longtemps les cathares on été considérés comme les héritiers des manichéens, adeptes d’un monothéisme oriental des premiers siècles de notre ère. Selon les catholiques, ce sont des païens faisant l’éloge du suicide, adorant le soleil, niant l’existence du Christ et méprisant la croix. Cette vision colportée par l’Inquisition catholique, reste encore vivace et sept cents ans après le dernier bûcher cathare, les « hérétiques » ne sont pas considérés comme de « bons chrétiens », alors qu’eux même se nommaient ainsi. A cela deux raisons président : Tout d’abord lorsqu’au XIIème siècle de nombreux courants chrétiens dissidents apparaissent, l’Eglise de Rome tente par tous les moyens de les faire rentrer dans le rang. Face au succès de l’Eglise cathare elle utilise les arguments dont St Augustin se servait au IVème siècle pour lutter contre les manichéens en les traitant de païens et d’adorateurs du Diable. Ensuite il faut noter que l’histoire des « Bons chrétiens » a, jusqu’au XXème siècle, été connue par les textes de leurs adversaires puis écrite par des théologiens catholiques. Donc jusqu’en 1939, leurs défenseurs eux-mêmes utilisaient des arguments erronés ou des documents partiaux. C’est à cette date, en effet, que l’on découvrit le premier manuscrit « cathare » qui relança les recherches dans une nouvelle direction.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.payscathare-blog.org/photo/art/default/3551482-5118011.jpg" alt="La maison Déodat Roché à Arques" title="La maison Déodat Roché à Arques" />
     </div>
     <div>
      <b>Approche spirituelle</b>       <br />
       A la fin du XIXème siècle, des poètes, comme Napoléon Peyrat, des écrivains et des philosophes, comme Déodat Roché, redécouvrent le christianisme des Bons hommes. Selon eux, c’est un nouveau manichéisme, qui ouvre la voie vers des connaissances oubliées : la philosophie grecque, la mystique persane, le bouddhisme, les mystères d’Egypte... Et, s’ils ont eu le mérite de sortir cette religion des cartons de l’Histoire, leurs interprétations romantiques ou ésotériques ont amené certains à des déviances graves. Le mythe du Graal-trésor des cathares pacifiquement développé par les Roses-Croix et un de leur fondateur Antonin Gadal, a conduit Otto Rahn, ancien Waffen-SS, à voir dans Montségur le « Montsalvage » de La Table Ronde. Et lors des solstices, le château est le théâtre de regroupements d’illuminés plus ou moins dangereux et de néo-nazis. Peut-être espèrent-ils que va se confirmer la prophétie disant : Al cap de sèt cent ans verdeja lo laurèl ! ( Dans sept cents ans le laurier reverdira ! ) Autrement dit : sept cents ans après le bûcher de Montségur le catharisme devait renaître. Cependant, si le catharisme a été récupéré par des spiritualités mystiques dangereuses ou sectaires, il constitue une base de réflexion pour des penseurs plus sérieux. Simone Weil : « La chrétienté est devenue totalitaire, conquérante, exterminatrice parce qu’elle n’a pas développé la notion de l’absence et de la non-action de Dieu ici-bas » Jean Paul Galibert : « Peut-on tuer une pensée ? [...] Certains effacements portent à le craindre. Par exemple, notre philosophie pourtant si historienne, médite peu l’ontologie indissolublement éthique et négative du Catharisme qui unifiait le Monde, le Mal et le Rien »       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.payscathare-blog.org/photo/art/default/3551482-5118013.jpg" alt="La maison Déodat Roché à Arques" title="La maison Déodat Roché à Arques" />
     </div>
     <div>
      <b>Approche politique</b>       <br />
       Des guerres de religion du XVIème siècle au combat autonomiste des années 70 en passant par la Commune de 1870 et les premières révoltes viticoles de 1907, les deux camps adverses utilisent les cathares pour défendre leurs positions. Selon qu’ils sont de droite ou de gauche, ils présentent les cathares comme des anarchistes sans foi ni loi, ou comme des hérauts de la libre pensée. Selon leurs couleurs politiques, ils justifient la croisade contre les Albigeois parce qu’elle a construit la France ou ils l’accusent d’avoir tué dans l’œuf une nation modèle, l’Occitanie. Le souvenir de la croisade a toujours servi d’argument dans la polémique qui oppose le Nord centralisateur et le Sud autonomiste, la Gauche bohème à la Droite rationaliste. Si pour les autonomistes « Sans cette croisade, l’Occitanie aurait existé. », il ne faut pas oublier que le pays des cathares ne correspond pas exclusivement à l’Occitanie mais s’étend à l’Italie du Nord, à la Champagne, aux Flandres et à la Bulgarie. Et comme le fait justement remarquer Frank Bardou, poète occitan : « L’Occitanie c’est bien plus que le pays des cathares. C’est aussi le pays protestant et le pays catholique, le pays gaulois face aux Romains, romain face aux Wisigoths, wisigoth face aux Francs, franc face aux Arabes et même arabe face aux Francs. » 1995.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Approche consacrée à la vie quotidienne des cathares</b>       <br />
       Il n’existe pas de vestige que l’on puisse qualifier de cathare mais simplement le quotidien d’hommes et de femmes partageant cette foi. Le château « cathare » relève donc du mythe ...en tout cas ceux que l’on peut voir aujourd’hui sont postérieurs à la croisade contre les Albigeois.       <br />
          Habitat : Les cathares ont souvent trouvé refuge dans des lieux que l’on appelle « castrum », habitats fortifiés particulièrement répandus en Languedoc, comme Cabaret ou Montségur.        <br />
          Alimentation : Les croyants mangeaient de la viande tandis que les membres du clergé avaient fait voeu de s’en passer. « Vous devez faire ce voeu à Dieu que jamais, sciemment et volontairement, vous ne mangerez du fromage, du lait, des œufs, ni de la chair d’oiseau, de reptile ou de bête prohibée par l’Eglise de Dieu. » Rituel cathare latin de Florence, XIIIème siècle. Réception du baptême spirituel.        <br />
          Trépas : Lorsque les croyants cathares étaient sur le point de décéder, ils étaient « consoler » par un Parfait ou une Parfaite. Par cette cérémonie d’extrême onction, ils devenaient parfait et étaient assurés d’une bonne fin.        <br />
          Travail : Comme les simples croyants, les membres du clergé travaillaient. Ils étaient forgerons, tisserands, charpentiers...        <br />
          Economie : Les cathares travaillaient, pratiquaient le commerce et l’usure. L’argent appartenait à l’Eglise et servait en période de siège ou de fuite.       <br />
       Et comme l’écrit A.Brenon, dans son livre Petit précis de catharisme, « ...le catharisme ne survécut pas au Moyen Age. ». Cela signifie que cette religion est née et a disparu durant cette période non pas uniquement en raison de la persécution dont elle fut victime mais aussi en raison du caractère profondément médiéval de son fonctionnement. On peut s’affirmer cathare aujourd’hui d’un point de vue spirituel ou philosophique, mais peut-on l’être réellement au quotidien ?       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Fouilles archéologiques au château de Termes</title>
   <pubDate>Thu, 15 Dec 2011 13:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Marie Pedemonte</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Dossiers]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Bilan des travaux 2011 : la redécouverte du donjon du château     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.payscathare-blog.org/photo/art/default/3551049-5117384.jpg" alt="Fouilles archéologiques au château de Termes" title="Fouilles archéologiques au château de Termes" />
     </div>
     <div>
      Depuis plusieurs années maintenant, l’enceinte supérieure du château de Termes bénéficie d’importants travaux qui mêlent recherches archéologiques et restaurations. Un chantier de bénévoles, mené par l’association de sauvegarde s’est déroulé pendant le mois de juillet. Les bénévoles, encadrés par deux maçons se sont exercés à la restauration et la maçonnerie alors qu’une autre équipe, encadrée par un archéologue, s’occupait du déblaiement de l’emplacement présumé du donjon. L’association de Sauvegarde tient à remercier les bénévoles ainsi que les organismes les aidant financièrement, tel le Conseil Général de l’Aude et la Région Languedoc Roussillon notamment qui soutiennent l’action de l’association.       <br />
       Au mois de septembre, une petite équipe d’archéologues s’est occupée à déblayer l’emplacement présumé du donjon. Après un mois de travail, le donjon a été retrouve et en partie déblayé ce qui constitue une découverte majeure pour notre site. Le piédroit d’une porte a été localisé sur la face sud du donjon et deux angles opposés de la structure ont été mis en évidences.       <br />
       Par ailleurs, un important programme de restauration de la rampe d’accès du château est en cours. En 2012, comme en 2011 d’ailleurs, des sondages archéologiques doivent avoir lieu au niveau de cette rampe pour mieux comprendre son organisation. Par la suite, une restauration sera effectuée sur cette rampe. L’architecte chargé du projet a par ailleurs présenté une maquette de la rampe d’accès reconstituée.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <iframe width="420" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/vkAImIG4jtI" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <iframe width="420" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/hGdYh2lFYY8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>La Frontière entre la France et l'Aragon</title>
   <pubDate>Thu, 15 Dec 2011 13:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Marie Pedemonte</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Dossiers]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Avec le traité de Corbeil, 1258, la frontière entre la France et l'Aragon est fixée. Le système défensif repose sur 5 citadelles "les cinq fils de Carcassonne" mais, en réalité, le frontière est bien plus perméable qu'il n'y parait     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.payscathare-blog.org/photo/art/default/3550995-5117297.jpg" alt="La Frontière entre la France et l'Aragon" title="La Frontière entre la France et l'Aragon" />
     </div>
     <div>
      Le traité de Corbeil, en 1258 ,fixe la frontière, entre la France et l'Aragon, au sud des Corbières. Le roi de France, Saint Louis, reconstruit entièrement  des châteaux qu’il vient de conquérir et qui appartenaient auparavant aux seigneurs occitans.  Il crée alors un impressionnant système défensif dont le centre de commandement est Carcassonne. Cinq citadelles en sont les pièces maîtresses, « Les 5 fils de Carcassonne », Aguilar, Quéribus, Peyrepertuse, Puilaurens et Termes. Le traité de Corbeil instaure  la 1ère vraie frontière d’état. Dans la réalité, elle n’est jamais respectée, c’est plutôt une zone de front avec deux lignes de châteaux de part et d’autre. La valllée du Fenouillèdes est vide d’hommes, trop de circulation de troupes, trop de routiers, trop de destruction et de ruine. Les habitants  se sont réfugiés dans les montagnes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Malgré la guerre et les violences, l'économie ne s'arrête pas pour autant. L'agriculture souffre, mais les échanges restent soutenus entre le Languedoc et la Catalogne. En ces temps troublés, la contrebande est de plus en plus présente. Des fortunes se créent pendant ces quatre siècles de guerre.       <br />
       Latour de France, village languedocien, au bord de la frontière,  aujourd'hui village viticole, est alors une petite ville de marchands, plaque tournante du commerce. La tour de France a des contacts jusqu'à Pézenas et Lyon.        <br />
       La marchandise (draps de laine, capes de berger...) transite vers la Catalogne, le plus souvent par la vallée de la Têt (Ille sur Têt, Villefranche de Conflent...). Les douaniers catalans prélèvent une part sur le commerce illicite. Les bandoléros* écument la vallée et pillent les traginers*. Ils pratiquent aussi volontiers l’enlèvement et se réfugient en France, dans le Languedoc, en attendant la rançon.       <br />
       Après le traité des Pyrénées en 1659,à Latour de France,  les familles de marchands les plus importantes vivent de leur rente mais un fils de chaque famille part à l’aventure et se rapproche de la nouvelle frontière à Perpignan ou au fort de Bellegarde à côté du Perthus afin de continuer l’activité commerciale. Latour de France se replie sur le travail de la terre.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Au XVIème, le ravage des pestes et l'insécurité dûe à la guerre entre l'Espagne et la France ont considérablement affaibli la population catalane.        <br />
       Cette dernière est sauvée grâce aux étrangers.  Le Bas Languedoc est le réservoir humain de la Catalogne. Depuis le Moyen-Age,  les habitants du Languedoc pratiquent une migration saisonnière pour les travaux agricoles en Catalogne jusqu’à Barcelone.        <br />
       Au XVIème, en raison de la surpopulation du Bas Languedoc, les migrations s'accélèrent malgré la frontière et la guerre. Les travailleurs sont issus de l'Agenais jusqu'aux Pyrénées. Les déplacements se font d’un même village languedocien à un même village catalan.        <br />
       En 1542 et 1543, l'administration crée des listes d'expulsion des français. Partent-ils réellement ?       <br />
       En réalité, chaque patron demande des sauf-conduits pour ses ouvriers. Certains repartent après la saison, d'autres restent définitivement et épousent des catalanes. 5 années de résidence sont généralement nécessaires pour devenir catalans.        <br />
       *  Bandoléros : seigneurs pauvres des Pyrénées qui organisent des bandes à cheval       <br />
       *Traginers : les hommes qui transportent les marchandises       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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